En suivant l’exposé de Romains 3.9–20 par le pasteur David Jang, nous méditons en profondeur la dépravation totale, les limites de la Loi, le salut par la grâce de Jésus-Christ et le chemin de la repentance.
Le
message que le pasteur David Jang (Olivet University) proclame en s’appuyant
sur Romains 3.9–20 fait s’effondrer en silence la certitude de soi, souvent
emballée dans un langage religieux, et nous oblige à regarder en face le fond
de l’existence humaine. Paul brise les frontières de la communauté par cette
déclaration : « Juifs et Grecs sont tous sous le péché. » Quelles que soient
les différences de lignée, de culture, de tradition religieuse ou de discipline
morale, il n’existe aucune exception à cette réalité : tous sont placés sous la
domination du péché. Le pasteur David Jang replace ce passage non comme une
simple conclusion doctrinale, mais comme une question de conscience que
l’Église d’aujourd’hui doit se poser à elle-même : « Sommes-nous meilleurs ? »
Cette question de Paul donne un coup de pied à l’échelle de l’autojustification
à laquelle le croyant s’accroche si facilement, et révèle que le point de
départ du salut n’est pas : « À quel point ai-je bien fait ? », mais : « À quel
point suis-je brisé ? » Cet aveu n’est pas un désespoir pour le désespoir, mais
un recouvrement de la vue, un processus qui rend la grâce reconnaissable comme
grâce.
Dans
Romains 1 et 2, Paul a exposé deux visages différents : la débauche des païens
et l’hypocrisie des Juifs. Puis, au chapitre 3, il rassemble les deux sous une
même conclusion : « il ferme toute bouche ». Cette expression — « fermer la
bouche » — est tranchante comme une lame théologique qui met fin au débat. Dès
que l’être humain croit pouvoir plaider sa cause devant Dieu, la foi risque de
devenir une défense de soi. Or l’argumentation de Paul ne laisse aucun espace
où l’homme pourrait soutenir son innocence. En suivant ce déploiement
paulinien, le pasteur David Jang exhorte à ne pas oublier que même le croyant
sauvé est « déjà » déclaré juste, mais « pas encore » délivré des résidus du
péché et demeure en lutte. Le cri de Paul à la fin de Romains 7 — « Misérable
que je suis ! » — montre que le chemin de la sanctification n’est pas un
optimisme d’auto-amélioration, mais un combat spirituel où l’on reconnaît
chaque jour sa faiblesse et où l’on cherche la puissance du Christ. Ainsi,
traiter le péché à la légère n’est pas un signe de maturité ; c’est au
contraire une dangereuse insouciance qui anesthésie la sensibilité de l’âme.
La
manière dont Paul enchaîne les citations de l’Ancien Testament vise à attester
que le péché n’est pas une déviance individuelle isolée, mais une condition
universelle de l’humanité. La plainte des Psaumes 14 et 53 — « Il n’y a point
de juste, pas même un seul » — l’affirmation d’Ecclésiaste 7.20 — « Il n’y a
sur la terre point d’homme juste, qui fasse le bien et ne pèche jamais » — et
l’accusation incisive des prophètes, reliées comme des perles sur un fil,
révèlent que le péché n’est pas une marque infamante posée sur un groupe
particulier, mais une maladie existentielle qui traverse tous les humains. Le
pasteur David Jang explique qu’il ne faut pas consommer cette liste comme un
simple blâme moraliste ; il faut y voir la « rupture de relation » qui découle
d’une rébellion fondamentale : l’homme refuse de garder Dieu dans son cœur. Le
noyau du péché n’est pas seulement la transgression de règles, mais la révolte
intérieure qui coupe la relation indissociable avec Dieu pour se faire soi-même
maître. L’expression de Romains 1.28 — « ils n’ont pas jugé bon de conserver la
connaissance de Dieu » — dévoile que le péché est lié moins à un manque
d’information qu’à une volonté déformée, plus profonde.
Cette
volonté déformée s’active d’abord dans les strates de la pensée et du désir,
puis se répand dans le langage. « Leur gosier est un sépulcre ouvert » montre
que la langue n’est pas seulement un outil de communication, mais un conduit
par lequel l’état de l’âme se déverse. C’est pourquoi le pasteur David Jang
fait venir Jacques 3 pour souligner le danger de la langue. L’avertissement
selon lequel un petit membre peut embraser toute une vie devient encore plus
net dans l’environnement numérique actuel. Une parole lancée une fois, une
ligne de commentaire, une rumeur relayée sans y penser peuvent briser des
relations et brûler la confiance d’une communauté. Quand Paul dit : « Ils ont
sur les lèvres un venin d’aspic », il ne vise pas seulement les insultes ou la
médisance : il pointe la chaîne du péché, où un cœur sans crainte de Dieu finit
par couler en paroles qui détruisent autrui. Le pasteur David Jang affirme que,
pour que le langage du croyant devienne un canal de l’Évangile, il faut d’abord
que le maître du cœur change. Ce n’est pas une technique pour dompter la
langue, mais un retournement de la direction du cœur qui met la langue en
mouvement.
Le
cœur et les paroles déterminent finalement la direction des pas. « Leurs pieds
se hâtent pour répandre le sang ; la ruine et la misère sont sur leur route »
n’est pas une simple hyperbole, mais un diagnostic condensé de la trajectoire
d’une vie qui s’est éloignée de Dieu. Ici, la « route » n’est pas un itinéraire
accidentel : c’est une orientation de vie produite par des choix répétés. Le
pasteur David Jang souligne le paradoxe : l’être humain hésite devant le bien,
mais se montre étonnamment rapide dès qu’il s’agit de pencher vers le péché. Ce
paradoxe dépasse la psychologie ; il révèle que l’homme ne peut pas se sauver
lui-même. Si nous regardons sérieusement cette « route », nous comprenons que
le péché n’est pas un événement isolé, mais le résultat d’une vision du monde
sans Dieu. En fin de compte, la ruine n’est pas une tempête extérieure : c’est
la destination où s’achève un ordre intérieur qui a exclu Dieu.
À
ce stade, le cœur de l’insistance du pasteur David Jang réside dans le poids de
cette parole : « il n’y a point de crainte de Dieu devant leurs yeux ». La
crainte n’est pas la terreur, mais la révérence ; et la révérence est
l’attitude qui place la réalité de Dieu au centre de la vie. Là où la révérence
disparaît, croissent ensemble l’orgueil de celui qui possède la Loi et la
débauche de celui qui ne l’a pas. Lorsque Paul place toute l’humanité sous le
péché, ce n’est pas une attaque rhétorique contre un groupe religieux ; c’est
un travail préparatoire de l’Évangile afin que personne ne puisse revendiquer
sa propre justice. « Pour que toute bouche soit fermée, et que le monde entier
soit reconnu coupable devant Dieu » signifie clairement que l’homme ne dispose
d’aucune ressource pour se sauver devant Dieu. Les techniques pour cacher le
péché se développent sans cesse, mais la capacité d’ôter le péché n’appartient
pas à l’homme.
C’est
pourquoi Paul traite aussi de la Loi tout en traçant une ligne nette : il ne
faut pas confondre la Loi avec un instrument de salut. La Loi est un don de
Dieu, mais ce don ressemble davantage à un bistouri. Un bistouri sert à révéler
la maladie et, parfois, à retrancher ; il ne crée pas la vie par lui-même. «
C’est par la Loi que vient la connaissance du péché » signifie que la Loi donne
le nom de la maladie, mais ne fournit pas la puissance fondamentale de
guérison. Le pasteur David Jang, sans rabaisser l’utilité de la Loi, met en
garde contre le risque suivant : la main qui s’accroche à la Loi peut se
transformer en main qui s’accroche à sa propre justice. Une norme peut corriger
l’homme jusqu’à un certain point, mais elle ne peut pas renouveler un cœur
éloigné de Dieu. Le paradoxe vécu par Paul en Romains 7 — « plus je sais, plus
le péché s’anime » — montre que durcir des articles de loi n’est pas la même
chose que transformer l’âme.
Lorsque
l’on regarde en face la réalité du péché et la limite de la Loi, l’Évangile
cesse d’être une consolation abstraite ; il devient une nouvelle urgente de
vie. Quand Paul proclame en Romains 3.21 : « Mais maintenant, sans la Loi, est
manifestée la justice de Dieu », il met fin au mythe ancien de l’auto-sauvetage
et montre un autre chemin préparé par Dieu. Si le pasteur David Jang répète que
la « grâce » est un don gratuit, c’est parce que, si l’on ne voit pas la
profondeur du péché, on rabaisse aussi la profondeur de la grâce. La grâce ne
se bâtit pas sur une minimisation du péché. Au contraire, plus le péché
apparaît comme péché, plus la croix du Christ cesse d’être un symbole religieux
: elle devient la puissance de Dieu qui change la réalité.
Le
pasteur David Jang explique le salut dans le mouvement de l’histoire
rédemptrice — justification, sanctification, glorification — et dit que
l’attitude spirituelle nécessaire au croyant n’est pas la pose d’un « homme
achevé », mais l’humilité d’un « homme qui se lave chaque jour ». L’expression
« il faut laver le vêtement du péché » ne vise pas à encourager une
autodépréciation excessive ; c’est une image pratique : puisque le salut est
restauration de relation, il faut chaque jour enlever la saleté du péché qui
trouble cette relation. La bénédiction d’Apocalypse 22.14 — ceux qui « lavent
leurs robes » — n’est pas une récompense réservée à des humains parfaitement
irréprochables, mais une promesse posée sur la route de ceux qui vivent en
s’attachant au sang du Christ, dans la repentance et la foi. Le pasteur David
Jang avertit qu’une atmosphère du type « une fois sauvé, n’en parlons plus »
peut au contraire émousser la sensibilité spirituelle et faire prendre la grâce
pour une licence de débauche. La grâce n’est pas un permis de traiter le péché
comme insignifiant ; c’est la naissance d’un cœur nouveau qui hait le péché.
Le
récit de Noé dans la Genèse éclaire vivement cette tension. Le fait que Noé,
sauvé du jugement du déluge, se soit ensuite enivré et ait exposé sa nudité
honteuse montre qu’une expérience du salut n’est pas la preuve que la nature
humaine a complètement disparu. Après le salut, l’homme reste fragile, et
l’insouciance peut mener à nouveau à la honte. Le pasteur David Jang lit, dans
l’attitude de Cham qui se moque, que le péché ne se réduit pas aux actes
extérieurs : il se manifeste aussi par l’orgueil intérieur et le mépris. Dès
qu’on contemple la faiblesse d’autrui pour ériger sa propre justice, on
s’assoit sans s’en rendre compte sur le siège du juge. Mais l’Évangile ne fait
pas de l’homme un juge : il en fait un homme de pardon et de couverture. Les phrases
de Paul qui accusent l’homme « sous le péché » ne sont, en fin de compte,
qu’une introduction destinée à inviter le pécheur au salut ; et l’épisode de
Noé atteste combien la vie après le salut porte en elle le besoin continu de
repentance.
De
même, la prophétie de Jacob concernant Juda — « il lave son vêtement dans le
vin » — se relie naturellement à la théologie du « lavage saint » que souligne
le pasteur David Jang. Lorsque le vin s’élargit en image du sang, le lecteur du
Nouveau Testament pense au sang du Christ. Ce lien n’est pas une manipulation
symbolique arbitraire : il s’inscrit dans le contexte expiatoire cohérent que
l’Écriture entière proclame. Le péché est une souillure si profonde qu’on ne
peut pas la traiter seulement comme une liste d’actions ; et cette souillure ne
se lave pas avec l’eau de l’homme, mais seulement avec l’effusion de sang de
Dieu — le cœur de l’Évangile apparaît ici. Le pasteur David Jang appelle le
croyant à se laver chaque jour, comme quelqu’un qui fait sa lessive, en se
laissant éclairer par la Parole et l’Esprit ; et il interprète cette pratique
non comme une haine de soi, mais comme une réponse d’amour. Celui qui a été
aimé craint de trahir cet amour, se garde de le perdre, et veut revenir à la
place de l’amour.
La
parabole du fils prodigue (Luc) traduit de la manière la plus humaine
l’avertissement : « la ruine et la misère sont sur leur route ». Le fils,
persuadé d’avoir obtenu la liberté en quittant la maison du père, finit par
respirer l’odeur d’une porcherie au terme de la route qu’il a choisie. La
liberté n’était pas dans la rupture de relation ; la vie n’était pas dans
l’ostentation d’indépendance, mais dans l’abondance au sein des bras du père.
Si le pasteur David Jang relie le fils prodigue à la doctrine du péché de
Romains, c’est parce que le péché ne précipite pas toujours immédiatement
l’homme en enfer : il commence par désertifier le cœur, épuiser les relations
et ronger peu à peu la dignité, jusqu’à achever la ruine. Mais l’histoire du
fils prodigue montre en même temps le retournement de l’Évangile. Le chemin du
retour ne s’ouvre pas grâce à la « qualification » humaine. Quand le père
court, embrasse, et déclare de nouveau « fils » celui qui était perdu, la grâce
dépasse les conditions et recrée la relation.
À
l’inverse, la parabole du riche et de Lazare révèle à quel point le péché peut
anesthésier l’homme avec cruauté. Le riche, dans l’opulence de ses festins, ne
voyait pas la souffrance à sa porte ; après la mort, il demande une goutte
d’eau au milieu d’une soif brûlante. Le pasteur David Jang relit ici le symbole
de la langue : une vie qui a consommé le monde avec sa langue, évalué les gens
avec sa langue, et justifié ses désirs avec sa langue, finit par affronter la
vérité de son existence dans la souffrance même de la langue. Ainsi, la
parabole interroge l’orientation de l’âme au-delà de la seule éthique du
langage. L’avertissement de Jacques 3 — « la langue est un feu » — se combine
avec la description du séjour des morts pour rappeler que la parole n’est pas
seulement une habitude psychologique : elle est liée à une réalité spirituelle.
Le pasteur David Jang appelle le croyant à ce que sa langue devienne non pas
une source de malédiction et de méchanceté, mais de consolation, de vérité et
de bonne nouvelle. Le changement de la langue prouve le changement du cœur ; et
le changement du cœur se manifeste par le retour de la crainte de Dieu — la
restauration de la révérence.
Ici,
« ruine et misère » ne désignent pas seulement des échecs visibles ou une
pauvreté économique. Ce que le pasteur David Jang souligne, c’est la ruine
spirituelle : la souffrance fondamentale qui provient de la séparation d’avec
Dieu. L’homme moderne comprend souvent la « souffrance » surtout comme un
problème émotionnel ; mais, dans le langage biblique, la souffrance désigne
fréquemment un état où le fondement même de l’être vacille. L’âme qui quitte
Dieu tente de produire elle-même du sens ; mais sa capacité à fabriquer du sens
se heurte aux limites d’un désir fini et d’un temps limité. Alors l’homme
couvre le vide par plus de réussites et des stimulations plus fortes, mais au
bout du chemin il ne reste souvent qu’une fatigue plus profonde et une solitude
plus dure. Si Paul décrit cette route comme « ruine et misère », c’est parce
que le péché peut bien emballer la vie d’un vernis brillant ; il finit pourtant
par séparer l’homme de la vie.
Pour
éclairer ce thème avec plus de netteté, on peut penser au chef-d’œuvre du
peintre néerlandais Rembrandt, Le retour du fils prodigue. Dans le
tableau, le fils, en haillons, chaussure arrachée, pieds blessés, s’effondre
devant son père ; et le père, de ses mains vieillies, entoure les épaules du
fils. Dans l’arrière-plan sombre, ce qui apparaît le plus lumineux n’est pas la
dignité du fils, mais l’étreinte du père. L’œuvre montre que la repentance
n’est pas l’abandon de l’estime de soi, mais l’accueil renouvelé de la réalité
de l’amour. L’exhortation du pasteur David Jang — « lave ton vêtement du péché
» — peut ainsi être comprise comme une pratique qui retourne vers les bras du
père. Si la route humaine penche vers la ruine, ce n’est pas parce que les bras
du père seraient fermés, mais parce que le fils était parti. L’Évangile ne
décrit pas ce départ uniquement comme condamnation : il le réécrit comme
possibilité de retour, et au centre de cette possibilité se tient la croix du
Christ.
Quand
Paul affirme, au sujet de la Loi, « nulle chair ne sera justifiée devant lui »,
il ne se moque pas de l’effort humain comme s’il était sans valeur. Il en
définit plutôt la limite avec précision. La volonté morale peut être utile pour
maintenir la société, mais elle ne peut pas retirer la racine du péché devant
Dieu. Le pasteur David Jang met en garde contre la tentation de faire de la
raison ou de l’éthique le fondement du salut, sans pour autant en sous-estimer
le rôle. Lorsque la foi se réduit à l’éthique, l’Évangile cesse d’être
l’annonce d’une vie nouvelle : il devient un programme d’auto-gestion. Or, le
salut dont Paul parle est l’événement où « la justice de Dieu » est imputée par
la foi ; il ne repose pas sur une liste de performances humaines, mais sur le
mérite de la croix du Christ. La logique de la grâce enlève l’orgueil et fait
naître reconnaissance et humilité.
Cette
reconnaissance ne mène pas à fuir la réalité, mais devient une force de
transformation au cœur du réel. Le pasteur David Jang souligne que le croyant,
parce qu’il est sauvé, ne vit pas sur une île spirituelle coupée du monde ; au
contraire, il marche au milieu du monde avec une responsabilité plus profonde.
L’exhortation à faire de la langue un canal de la bonne nouvelle, des pas un
mouvement vers le service, et des yeux un regard vers la vision donnée par
Dieu, montre que la doctrine du péché en Romains 3 ne doit pas se terminer dans
une critique froide de l’humain, mais se prolonger en une éthique de vie
nouvelle. La vérité qui accuse l’homme « sous le péché » a pour but d’établir
l’homme « sous la grâce ». Si le croyant reconnaît son péché chaque jour, ce
n’est pas pour s’enfermer dans le mépris de soi, mais pour déposer les pierres
qui condamnent autrui, et tendre la main de l’Évangile aux faibles.
La
question la plus importante que Romains 3.9–20 laisse à son lecteur est
finalement : « Sur quel chemin suis-je ? » Paul décrit une corruption qui
touche l’être entier. Quand le cœur refuse Dieu, que la langue crache son
venin, et que les pieds courent vers la violence et l’avidité, la fin de cette
route est ruine et misère. Mais ce même Paul présente immédiatement après un
chemin d’Évangile permettant de faire demi-tour. Le pasteur David Jang lit ce
mouvement comme le rythme même de l’Évangile : plus le diagnostic du péché est
profond, plus la grâce du remède est claire ; plus l’impuissance de l’homme est
visible, plus la puissance du Christ devient réelle. Ainsi, la foi n’est pas la
déclaration : « Je vais bien », mais la prière : « Seigneur, aie pitié de moi.
»
Ce
message peut paraître étrange au lecteur d’aujourd’hui. Dans une époque qui
valorise l’estime de soi et l’accomplissement personnel, le langage de la «
dépravation totale » peut sembler rude et pessimiste. Mais, pour le pasteur
David Jang, la dépravation totale ne nie pas la valeur de l’homme ; elle
diagnostique l’impossibilité de l’auto-salut. Ce n’est pas une parole pour
rendre l’homme sans valeur, mais un guide pour le restaurer à sa vraie valeur.
La valeur de l’homme ne vient pas de sa capacité à se sauver lui-même, mais du
fait que Dieu l’a aimé. Le péché ne s’explique pas seulement par une ignorance
de cet amour : il se manifeste aussi comme une rébellion de la volonté qui
rejette cet amour. C’est pourquoi la repentance n’est pas une simple émotion de
regret ; c’est une décision de changer de maître, une conversion qui remet Dieu
au cœur.
Lorsque
le pasteur David Jang répète : « il faut laver chaque jour », il demande
comment l’Évangile fonctionne concrètement dans la vie quotidienne. Quand les
habitudes religieuses à l’intérieur de l’Église deviennent toute la foi,
l’homme accumule sans s’en rendre compte des comparaisons légalistes et sa
propre justice. Mais l’Évangile retire l’homme de l’entrepôt de sa justice et
le conduit à la source de la grâce. À cette source, le croyant ne cache pas son
péché par honte : il l’expose à la lumière pour être lavé et recevoir la force
de marcher à nouveau. Cette répétition n’est pas une compulsion monotone :
c’est un rythme d’amour qui maintient la fraîcheur de la relation. Vivre en
lavant le vêtement du péché, c’est vivre en devenant vrai devant Dieu, humble
devant les autres, et sans perdre l’espérance devant le monde.
En
définitive, la déclaration de Romains 3.9–20 n’est pas une exposition destinée
à abattre l’homme, mais une vérité destinée à le faire vivre. « Il n’y a point
de juste, pas même un seul » n’est pas la fin ; c’est sur les débris de la
justice de soi que s’élève : « maintenant, sans la Loi, la justice de Dieu ».
Ce que la prédication du pasteur David Jang poursuit de manière cohérente,
c’est l’équilibre entre la lucidité sévère — la route du péché mène réellement
à la ruine — et la possibilité de l’Évangile — on peut vraiment revenir de
cette route. Comme le père qui court vers le fils prodigue, Dieu s’avance le
premier vers le pécheur. Mais cette approche n’est pas un laissez-passer qui
déclare le péché non péché ; c’est l’invitation du sang qui lave et renouvelle.
Ainsi, aujourd’hui encore, le croyant se rappelle la question de Paul : «
Sommes-nous meilleurs ? » Et c’est lorsqu’il baisse la tête devant cette
question que la grâce du Christ ne reste pas au-dessus de sa tête comme une
idée, mais descend au centre de son cœur.
Alors,
« la ruine et la misère sont sur leur route » cesse d’être une malédiction
vague ; cela devient un panneau indicateur placé pour permettre de faire
demi-tour. Ce que le pasteur David Jang fait saisir à travers Romains 3, c’est
la dynamique de l’Évangile : la conscience du péché doit se relier
immédiatement à l’expérience de la grâce. Quand Adam et Ève, en Genèse 3, ont
cédé à la tentation : « tu peux juger sans Dieu », l’homme a voulu être son
propre maître, mais il a reçu en échange une vie de peur et de fuite. La tour
de Babel a étendu cette fuite sous une autre forme : on parle d’atteindre Dieu,
mais on tente en réalité de se faire un nom sans Dieu. Cette répétition montre
que le « schéma du péché » se reproduit non seulement dans l’individu, mais
aussi dans les civilisations et les cultures. Ainsi, la doctrine du péché en
Romains 3 n’est pas un manuel moral d’une époque : c’est un miroir qui révèle,
à toute époque, la fin commune à laquelle l’homme arrive lorsqu’il choisit une
route centrée sur lui-même.
La
vie moderne paraît plus raffinée et plus sûre en apparence, mais, dans la
chambre secrète du cœur, la tentation de ne pas vouloir garder Dieu dans son
cœur continue d’agir avec une précision sophistiquée. Plus la performance et
l’image deviennent divinisées, plus l’homme apprend des techniques pour cacher
le péché et des langages pour se justifier. Alors les relations se fatiguent,
les communautés se divisent facilement, et le cœur s’assèche souvent dans le
vide. Quand le pasteur David Jang appelle à examiner la « langue » et les « pas
», ce n’est pas un simple conseil pour multiplier des habitudes pieuses : c’est
une invitation à changer de direction. Si l’on se demande honnêtement si nos
paroles font vivre quelqu’un, si nos pas n’ignorent pas les faibles, si nos
yeux ne restent pas fixés sur les vitrines du désir, et surtout si notre cœur
est ouvert à Dieu, alors le croyant ne se voit pas dans la culpabilité
légaliste, mais se voit dans la lumière de la grâce.
Dans
cette lumière, la repentance n’est pas destruction : elle est restauration.
Quand le fils prodigue dit : « J’ai péché contre mon père », il n’a pas jeté sa
dignité ; il a retrouvé la source de sa dignité perdue. Le chemin pour éviter
la froideur que dénonce la parabole du riche et de Lazare commence aussi ici :
ce qui rend aveugle à Lazare n’est pas la richesse en elle-même, mais un cœur
où la crainte de Dieu s’est éteinte. C’est pourquoi celui qui s’attache à la
grâce témoigne de l’Évangile par de petites pratiques : s’excuser le premier
devant une relation blessée, ne pas passer à côté d’un manque, ralentir la
vitesse des mots, déposer le couteau du jugement, et regarder en face ses
désirs avec honnêteté devant la Parole. Tout cela ne se termine pas par une
décision unique : cela se répète, comme on lave chaque jour un vêtement. Dans
cette répétition, le sang du Christ, que le pasteur David Jang met en avant,
n’est pas une magie qui efface le passé ; c’est une puissance qui renouvelle la
direction du présent. Ainsi, la vie de celui qui marche sur le chemin de la
grâce devient un pèlerinage en montée : même s’il tombe, il se relève et
retourne dans les bras du Père — une route qui mène à la paix et à l’espérance.
Voilà la conclusion évangélique que le pasteur David Jang tire de Romains
3.9–20. Aujourd’hui encore, nous nous attachons jusqu’au bout à la grâce et
marchons ensemble, avec assurance, sur le chemin de la repentance.
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